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/ Victor Schoelcher
Né à Paris en 1804 d'un père d'origine alsacienne (Fessenheim) et d'une mère parisienne, il devient vite un intellectuel autodidacte fréquentant les cercles du mouvement romantique. Ses amis sont Victor Hugo, Lamartine, George Sand, Eugène Sue, le peintre Delacroix, les grands musiciens Liszt, Chopin, Berlioz, Pleyel, des hommes politiques aux idées très avancées comme Armand Barbès, Auguste Blanqui, Pierre Leroux, défenseurs d'une république sociale. Très tôt, il adhère à la franc-maçonnerie. Amené à voyager pour commercialiser les porcelaines Schœlcher, il découvre aux Amériques, et en particulier à Cuba, la dure réalité de l'esclavage, qu'il considère comme une infamie. Dès lors, son combat incessant et pugnace (articles, livres, plaidoyers) n'aura de cesse, pour mener à bien l'abolition. La révolution de février 1848, renversant la monarchie constitutionnelle de Louis-Philippe, lui donnera cette opportunité. Rentré précipitamment du Sénégal où il était parti explorer les sources de l'esclavage et collecter des matériaux sur les civilisations africaines, Victor Schœlcher se voit confier par Arago le sous-secrétariat à la Marine et aux Colonies et prépare le décret d'abolition de l'esclavage.
Il lègue une grande partie de sa fortune et de ses collections (livres, estampes, objets) avant sa mort. Celle-ci survient à Houilles en 1893, le jour de Noël, dans la maison de campagne qu'il louait au 26, avenue Victor-Schœlcher (anciennement rue d'Argenteuil). Cette maison est en cours d'acquisition par la Ville.
La commémoration de 1998, en présence du président du Sénat, René Monory, conforte l'hommage rendu par la ville de Houilles à ce grand républicain et humaniste.
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